Arts

Abderrahmane Bouihlougat, transformer le sable des plages en toile pour des tableaux

via Yabiladi

Avec une grande précision, le jeune Abderrahmane Bouihlougat, âgé de 31 ans et originaire d’Agadir, dessine de belles formes géométriques sur le sable des plages, avec une pelle en fer et l’aide de ses amis.

Dans un entretien avec Yabiladi, il confie avoir quitté l’école dès la deuxième année du collège et que son travail en tant que jardinier l’a beaucoup inspiré pour dessiner sur la plage.

«Je travaille comme jardinier, et la personne pour qui je travaillais transformait les jardins en des tableaux. J’ai donc pensé à faire quelque chose de similaire, mais pas dans les jardins. Cette curiosité m’a poussé à chercher sur Internet jusqu’à ce que je tombe sur des artistes qui dessinent sur le sable des plages.»

Abderrahmane Bouihlougat

Le jeune agadiri ajoute avoir «aimé cette idée», lui qui est un amoureux de la mer. «J’ai commencé à penser à dessiner un grand tableau sur la plage d’Imsouane et j’ai dessiné la forme initiale à la maison avant de me rendre, avec mes amis, à la plage. J’ai fini par transformer l’idée en réalité», se remémore-t-il.

Abderrahmane tentera, par la suite, de dessiner d’autres tableaux, sans y parvenir. Autodidacte, il décide de chercher davantage et d’élargir ses connaissances sur cet art, grâce à Internet. «Dessiner sur le sable nécessite une connaissance précise de l’heure des marées, car si vous n’en savez pas assez à son sujet, la marée peut vous gâcher tout ce que vous prévoyez. Par conséquent, je peux dessiner le matin ou le soir», explique le jeune artiste.

Un talent, un art et plusieurs défis

Il confie aussi comment il se «prépare bien» chez lui avant d’exécuter ses plans, pour des tableaux éphémères qui ne peuvent durer qu’un certain temps. «Une fois à la plage, il n’y a pas de place pour l’erreur. Si vous faites une erreur, elle ne peut être réparée et il faut attendre demain», nous déclare-t-il.

«Quand je finis de dessiner, je sens que j’ai atteint ce que je rêve de réaliser dans la vie, et quand la marée monte et efface ce que j’ai dessiné, ma consolation reste que la mer me laissera un endroit merveilleux pour dessiner le lendemain.»

Abderrahmane Bouihlougat

Et les ambitions du jeune homme grandissent aussi avec les tailles de ses tableaux. En effet, Abderrahmane Bouihlougat envisage de passer à la 3D. «Je veux dessiner un grand tableau. Je sais que c’est très difficile, mais ce n’est pas impossible», lance-t-il.

Toujours en quête de nouvelles connaissances, il fait toutefois part de certaines difficultés. Le jeune a, en effet, reçu des invitations à participer à des festivals en France, sans parvenir à s’y rendre. «Je n’ai pas pu y aller parce que je n’ai pas pu obtenir le visa, car je n’avais pas la carte de l’artiste», regrette-t-il.

En 2020, il reçoit une invitation à participer à un autre festival en France, qui devait être organisé en avril dernier, mais l’événement est annulé à cause de la pandémie du nouveau coronavirus, tout comme les activités des festivals de Saïdia et à Agadir où il devait prendre part.

Abderrahmane Bouihlougat a exprimé l’espoir que son talent obtiendrait le soutien matériel et moral nécessaire et qu’il trouverait quelqu’un pour le soutenir afin de développer ses capacités et participer à des expositions et concours internationaux liés à cet art.

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