Marocains du Monde

Alors que la rentrée scolaire a commencé au Canada, des cours à distance n’ont pas été programmés pour les enfants des MRE bloqués au Maroc depuis la suspension des vols entre les deux pays pour une durée d’un mois. Des élèves expriment une crainte de redoublement.

via Bladi.net

« Si je manque un mois d’école, c’est sûr que je vais redoubler », s’inquiète Reda Nail, un élève de 3ᵉ secondaire au programme de Formation préparatoire au travail à l’école secondaire de l’Île à Gatineau. Comme lui, ils sont nombreux à se retrouver coincés avec leurs parents au Maroc depuis le 29 août dernier, date de suspension par le Canada de ses vols avec le royaume. Certains ont pu payer des billets chers pour leur retour via des pays tiers, mais d’autres n’ont pas les moyens pour rentrer au pays.

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Alors que des élèves espéraient avoir des cours à distance, le Canada n’a rien prévu de tel. « Ils ont déjà commencé des examens et des devoirs, fait savoir Rabii Rita, une élève qui devait commencer sa première année de secondaire à Montréal et qui aurait aimé avoir accès à des cours à distance. L’école ne m’envoie rien  ». Si des cours à distance sont déployés pour les élèves ayant une exemption médicale, ils ne couvrent pas une situation telle que celle vécue par les Québécois au Maroc, précise le ministère de l’Éducation.

Selon lui, seul le centre de services pourra déterminer s’il est en mesure d’offrir des services à distance à ces élèves. De son côté, les Centres de services scolaires de Montréal et des Portages-de-l’Outaouais ont indiqué que ces élèves seront traités comme tous ceux qui sont à l’extérieur du pays, soit avec la possibilité de bénéficier de périodes de récupération et de la mention « non évalué » au lieu de celle d’échec pour les examens manqués, rapporte Le Journal de Montréal.

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« Les enseignants n’ont pas l’obligation de leur fournir du matériel pédagogique parce qu’il s’agit d’une absence liée à un voyage », fait savoir Maude Hébert, porte-parole du Centre de services des Portages-de-l’Outaouais. Ayant réussi à obtenir de l’aide pour son fils au secondaire et quelques exercices pour sa fille au primaire, Leila Bouyous, de Québec, appelle les responsables d’écoles à trouver une solution pour les enfants.

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