Marocains du Monde

Les associations marocaines demandent au gouvernement de revenir sur sa décision d’annulation de l’Opération Marhaba 2021 et d’autoriser les déplacements à partir des ports espagnols pour éviter des surcoûts de frais de déplacement aux MRE.

via Bladi.net

Les MRE d’Europe désireux de se rendre au Maroc cet été n’ont pas d’autre choix que de passer par les ports de Sète en France (à 926 km de route de Madrid) et de Gênes en Italie (à environ 1450 km de route), ce qui implique un surcoût des frais de déplacement. « Depuis Algésiras, le trajet pour une famille de quatre personnes en voiture coûte au maximum 400 euros. Depuis Sète, c’est 2 700 euros rien que pour les billets, soit sept fois plus. De plus, il faut faire un test PCR, ce qui fait 600/700 euros de plus par famille, et, si vous arrivez à Sète et qu’il n’y a pas de bateaux et que vous devez rester un jour de trop, ce PCR expire et vous devez en refaire un autre », développe Mohamed El Gheryb, président de l’Association des travailleurs immigrés marocains (ATIM).

Le militant associatif considère que les deux ports n’ont pas la capacité nécessaire pour gérer le volume de passagers. « Ni Sète ni Gênes ne sont préparés comme Algésiras à accueillir de grandes foules. », explique-t-il, ajoutant que « la plupart des gens ne voyageront pas cette année, à moins que les autorités marocaines ne reviennent sur leur décision ».

« Nous demandons au gouvernement marocain de penser à ses citoyens et de revenir sur sa décision d’exclure les ports espagnols de l’Opération Marhaba 2021, car c’est une décision injuste », a déclaré El Gheryb. « C’est vrai qu’il y a un malaise, des tensions politiques entre l’Espagne et le Maroc, mais il n’est pas acceptable que les citoyens en paient le prix. Nous reprochons aux autorités marocaines d’avoir laissé leurs citoyens à leur sort et de jouer avec leurs sentiments, d’une manière ou d’une autre », a-t-il ajouté.

Selon Mohamed El Gheryb, les 870 000 Marocains vivant en Espagne et les milliers de MRE de France, de Belgique et des Pays-Bas, qui traversent chaque été l’Espagne pour se rendre au Maroc en bateau, depuis Algésiras (Cadix) notamment, sont frustrés par cette décision. « Beaucoup de gens voulaient partir au Maroc cet été, après avoir passé deux ans sans voir leurs proches. Et mieux, cela coïncide également avec l’Aid-al Adha », explique le président de l’ATIM, qui comprend la « colère » de ses compatriotes après l’annonce de la décision.

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