Covid-19

Majid Bekkas «Les décideurs doivent s’investir dans la paix, la solidarité, l’humanisme et la science»

via Lematin.ma

Majid Bekkas et ses enfants.

Malgré le confinement qui a bousculé la vie de beaucoup de gens, Majid Bekkas garde les pieds sur terre et parle avec sérénité et une profonde réflexion pour un avenir meilleur. Lui, qui n’arrête pas de bouger, avec ses instruments de prédilection (outar, oud et guitare), a trouvé un moment de bonheur dans son home studio, aux côtés de sa petite famille.

«Je passe la plupart du temps du confinement dans mon home studio, à enregistrer de nouveaux morceaux ou bien à ajouter les dernières touches d’arrangement et de mixage à certains morceaux déjà enregistrés. Je profite également de ce temps pour écouter certaines musiques (jazz et musique africaine). En dehors de la musique, je m’occupe de mes canaris, dont je fais l’élevage». Toutefois, Majid est resté très attentif à cette période de confinement sanitaire pour lutter contre la propagation du Covid-19. Ainsi, il a vite été séduit par un poème sur le coronavirus, qu’il a lu sur Facebook, signé par son ami Kaiss Ben Yahya. «J’ai énormément aimé la façon dont Kaiss a décrit notre comportement. Ainsi, je lui ai demandé si je pouvais faire de la musique sur ce texte. Il a apprécié l’idée, et cela a donné naissance à une nouvelle chanson intitulée “Face à l’inconnu”. Donc, j’ai fait les arrangements et je l’ai chantée avec le chœur, constitué de mon fils Moncef et ma fille Asmaa Bekkas. Car ce confinement m’a permis de découvrir les capacités artistiques de mes enfants. C’est la première fois que je collabore avec eux. Voilà un côté positif dont je me réjouis».La chanson a donné lieu à une belle mélodie qui renferme plein de messages. Celui de Bekkas est d’aider son pays en respectant les consignes pour pouvoir vraiment sortir la tête haute de cette pandémie. Son slogan est «restez chez vous pour sauver des vies, pour sauver votre vie, la vie de votre famille, de vos proches, la vie des Marocains», supplie-t-il ses concitoyens. En revanche, l’artiste Majid pense que cette période exceptionnelle laissera des traces lumineuses chez nous et nous poussera à bien en retenir les leçons. «L’être humain est faible. Donc, restons modestes et gardons les pieds sur terre. Il faut rester solidaires, penser à l’autre, au vivre ensemble et garder notre côté humain comme vertu. Les décideurs et les politiques doivent s’investir dans la paix, la solidarité, l’humanisme et la science en vue de bâtir un monde pacifique, plutôt que de le détruire en fabriquant les armes de destruction massive», renchérit Bekkas. 

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