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Quatre piliers de la politique sociale du gouvernement

via Ajourd’hui

Quatre piliers de la politique sociale du gouvernement

Des investissements importants sont prévus dans la santé et l’éducation

Dans l’objectif précis de réduire les disparités sociales et économiques, le gouvernement a prévu un revenu stable au minimum de 1.000 DH par mois pour préserver la dignité des personnes âgées de plus de 65 ans ainsi que des allocations pour les familles nécessiteuses.

Le programme gouvernemental place le volet social au cœur des priorités. En effet, l’Exécutif s’attellera à contribuer au renforcement des piliers de l’Etat social. Ainsi, le chef du gouvernement s’est engagé à poursuivre la généralisation de la protection sociale entre 2021 et 2026 conformément à la vision royale. Aziz Akhannouch a souligné que la politique sociale du gouvernement repose sur quatre piliers, à même d’assurer une réelle égalité des chances à tous les citoyens et de valoriser le capital humain du Royaume.
Le premier pilier est la généralisation de la protection sociale, tandis que le deuxième pilier concerne la création d’un système d’aide sociale ciblant les familles les plus vulnérables. Dans l’objectif précis de réduire les disparités sociales et économiques, le gouvernement a prévu un revenu stable au minimum de 1.000 DH par mois pour préserver la dignité des personnes âgées de plus de 65 ans ainsi que des allocations pour les familles nécessiteuses. Le gouvernement s’engage également à mettre en place une politique publique claire, intégrée et multidimensionnelle en faveur des personnes en situation de handicap, avec le soutien d’associations œuvrant à leur intégration. Ainsi, un budget annuel de 500 millions DH sera accordé aux associations œuvrant dans le domaine du handicap. Il faut aussi signaler la généralisation des allocations familiales fixées à 300 dirhams par mois pour chaque enfant dans la limite de 3 enfants. En 2025, l’indemnité pour perte d’emploi (IPE) devra être généralisée à l’ensemble des travailleurs ayant un emploi régulier, conformément aux nouvelles dispositions relatives à la généralisation de la protection sociale. Il faut rappeler que les conditions mises en place pour bénéficier de cette indemnité étaient jusque-là trop restrictives, privant une grande partie des salariés de cette indemnité. Parmi les autres mesures importantes annoncées par le chef du gouvernement figure la création d’une allocation (prime) de naissance au profit des familles nécessiteuses de 2.000 dirhams à la naissance du premier enfant, et de 1.000 dirhams à la naissance du deuxième. Par ailleurs, le gouvernement accélérera l’élaboration du Registre social unifié qui contribuera à mieux cibler les ménages à faibles revenus pour bénéficier des aides sociales et à une meilleure rationalisation des programmes sociaux. A ce sujet, M. Akhannouch a relevé que pour élargir la portée des programmes d’aide sociale par des transferts financiers directs au lieu d’une aide sporadique, le gouvernement accélérera la mise en place du Registre social unifié, à même d’assurer un ciblage efficace et moins coûteux de l’aide sociale destinée aux bénéficiaires. Cette mesure permettra de rationaliser les programmes d’aide sociale existants en facilitant l’identification des personnes dans le besoin.

Réhabilitation du système de santé

Les mesures sociales précédemment citées seront complétées par des investissements importants dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Le chef du gouvernement a précisé que la généralisation de la protection sociale est tributaire d’une véritable réhabilitation du système national de santé, qui est considéré comme le troisième pilier de l’Etat social. «Sa Majesté le Roi Mohammed VI a souligné dans son dernier discours que le principal défi est de réaliser une véritable réhabilitation du système de santé, selon les meilleurs standards et dans une intégration entre les secteurs public et privé. C’est un pari dont le gouvernement est bien conscient et travaillera avec dévouement pour y parvenir», a-t-il rappelé.
Le gouvernement s’engage à renforcer le service de santé publique, à travers la mise en œuvre d’un plan ambitieux. Une hausse du budget alloué au secteur est prévue dans le cadre de la réforme globale de la santé.
A noter que les principaux éléments de cette réforme portent sur l’augmentation du nombre des professionnels de la santé et la révision de leur statut en fonction de leurs compétences et de leurs sacrifices afin de mieux couvrir le territoire national et de répondre aux besoins des patients. Parmi les autres éléments de cette réforme, il y a lieu de signaler la généralisation progressive de la médecine de famille, le renforcement des centres de santé primaires ainsi que la création des réseaux hospitaliers régionaux. Une carte de santé électronique sera créée pour réduire les dépenses directes des patients en matière de services de santé. D’autres mesures ont été annoncées, à savoir la révision de la politique du médicament et l’octroi d’incitations aux professionnels de la santé pour réduire la mauvaise répartition spatiale des ressources humaines.

Réforme de l’école publique

Le quatrième pilier de l’État social concerne la réforme de l’école publique et sa réhabilitation pour qu’elle soit attractive et source de compétences futures. Le gouvernement considère la réhabilitation de la profession d’enseignant comme principal point de départ de cette réforme et ce, en améliorant la qualité de formation des enseignants et leurs conditions de travail. Pour consolider les compétences des enseignants, le gouvernement travaillera sur un plan national visant à accroître les capacités de formation du corps éducatif. M. Akhannouch a précisé que les piliers les plus importants de ce plan concernent la création d’une formation sélective et continue des enseignants. Pour cela, le gouvernement a prévu la création d’une faculté d’éducation pour former les enseignants dont l’accès se fera sur une base sélective. Parallèlement, il sera procédé au renforcement des capacités de formation des structures actuelles, notamment les centres régionaux des métiers de l’éducation et de la formation dans l’objectif d’améliorer la qualité de la formation continue des enseignants. Le chef du gouvernement a fait remarquer que la réhabilitation du métier d’enseignant passe par une rémunération plus valorisante, surtout en début de parcours. Dans le cadre du dialogue social national, le gouvernement s’engage, au cours de la première année de son mandat, à ouvrir un dialogue social avec les centrales syndicales les plus représentatives, afin de convenir des procédures et des mesures visant à relever progressivement le salaire mensuel net minimum de début de carrière pour les titulaires du diplôme de qualification pédagogique des centres régionaux des métiers de l’enseignement et de la formation. M. Akhannouch a aussi fait savoir que pour renforcer l’attractivité des établissements de l’enseignement supérieur, le gouvernement lancera un plan d’investissement visant une plus grande ouverture de l’université sur son environnement, la rénovation des infrastructures universitaires ainsi que le développement d’une véritable culture de complexes universitaires.

 

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