Politique

Vidéo. Les défis qui attendent les trois femmes maires de Rabat, de Casablanca et de Marrakech

via Le360

Par Chakir Alaoui et Mohammed Boukouyane le 26/09/2021 à 18h40 (mise à jour le 26/09/2021 à 19h33)

Asmaa Rhlalou (RNI) à Rabat - Nabila Rmili (RNI) à Casablanca - Fatima Zohra Mansouri (PAM) à Marrakech - Maires

Asmaa Rhlalou (RNI) à Rabat, Nabila Rmili (RNI) à Casablanca [au centre], Fatima Zohra Mansouri (PAM) à Marrakech : trois femmes ont conquis les mairies de grandes villes au cours des communales du 8 septembre 2021. 

© Copyright : Le360 (photomontage)

L’élection de trois femmes à la tête des grandes villes de Rabat, de Casablanca et de Marrakech est une fierté pour les femmes ainsi que le Maroc mais leur tâche s’avère difficile en raison des problèmes qu’elles auront à affronter dans la gestion de leur commune.

Après le 8 septembre 2021, date des élections (législatives, communale, régionale), le Maroc a franchi un nouveau saut qualitatif dans la mise en valeur du rôle des femmes dans la vie politique.

 

Ce processus s’est vu davantage confirmé avec l’élection de trois femmes à la tête de trois des six grandes mairies du Royaume. Il s’agit d’Asmaa Rhlalou (RNI) à Rabat, de Fatima Zohra Mansouri (PAM) à Marrakech et de Nabila Rmili (RNI) à Casablanca.

 

« Nous sommes face à un saut qualitatif lié à la participation et à l’élection de la femme dans les divers scrutins avec un pourcentage variant de 30 à 40% », affirme Redouan Amimi, professeur de sciences politiques à la Faculté de droit de Rabat-Agdal, dans une déclaration pour Le360.

 

« C’est une expérience très importante, surtout dans ces grandes villes qui connaissent des problèmes budgétaires et sociaux », a-t-il ajouté.

 

Les contraintes, selon lui, sont nombreuses, citant les problèmes concernant la gestion de l’eau, de l’électricité, des transports, des routes et de l’environnement (et tout particulièrement en ce qui concerne la gestion des décharges). Les trois villes, selon ce professeur, connaissent « toutes des difficultés budgétaires ».

 

A Rabat par exemple, la mairie est détentrice d’un budget de seulement de 900 millions de dirhams, dont la plupart est consacrée aux dépenses du personnel. Redouan Amimi propose une nouvelle forme de gestion en vue d’atténuer les déficités budgétaires. « Il faut développer le partenariat Public/Privé, sans lequel les contraintes de ces grandes villes s’alourdiront », conclut cet enseignant universitaire.

 

 

 

 

 

Par Chakir Alaoui et Mohammed Boukouyane

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